La lettre du Père Pedro Opeka

Décembre 2008

La Bonne Nouvelle de Noël !

La naissance de tout enfant est un « noël ».

Notre NOEL chrétien est la naissance de l’Enfant – Jésus : l’Emmanuel - Dieu venu à la rencontre de toute l’humanité, c’est à dire de chaque être humain. NOEL accomplit la Parole de Dieu rapportée par Isaïe : « Voici le Seigneur Dieu… Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits » (Is. 40, 9 & 11). Alors, avec Marie, nous pouvons dire que l’amour de Dieu « s’étend d’âge en âge… à jamais dans les siècles des siècles ».

NOEL est donc bien davantage que l’anniversaire de la naissance historique de Jésus : c’est l’Incarnation éternelle et définitive de Dieu dans le monde. Avec l’Enfant – Jésus, une grande espérance est née : celle que le Christ peut venir jusqu’en nôtre âme, tous les jours, si nous désirons l’accueillir. En accueillant le Christ nous pourrons dire : « je vis, mais ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en Moi » (Ga. 2, 20).

Pourtant, depuis toujours et aujourd’hui encore, l’humanité connaît la violence et les destructions de la guerre, le racisme, la haine et l’extermination de peuples, la domination et le mépris de puissants qui mettent en esclavage et dans la pauvreté des millions et des millions d’êtres humains. Tous ces malheurs peuvent conduire à la résignation, et les humiliés et les affamés peuvent désespérer de l’avènement de l’amour de Dieu annoncé par le Christ en appelant les hommes à former une seule famille et un seul village réunis par la fraternité, le partage et le pardon ! Quand l’amour et la vérité se rencontreront – ils ? Quand la justice et la paix s’embrasseront – elles ? Quand le Seigneur donnera – t – il ses bienfaits ?

Chers frères et sœurs, nous avons reçu la grâce de la foi, c’est à dire, la certitude que Dieu nous appelle à repousser l’égoïsme qui habite nos cœurs. Laissons nous prendre par la tendresse et la douceur du Christ comme le cerf assoiffé cherche l’eau vive (Ps. 41). Saint Paul s’adressant à Timothée nous dit : « Si nous nous donnons de la peine, si nous nous battons, c’est parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant qui est sauveur de tous les hommes, surtout des croyants. » (1 Th. 4, 10). L’unique réponse à la résignation qui peut nous envahir est cette espérance qui dépasse tous nos espoirs humains.

Le message de NOEL est clair : en naissant dans une misérable étable, Jésus s’est identifié aux plus pauvres pour montrer que l’exclusion n’est pas une fatalité. Alors, nous devons faire entendre notre voix pour défendre la justice, c’est à dire le respect de chaque être humain, et d’abord des pauvres et des exclus. C’est à cette condition que la paix germera. Nous devons nous engager à combattre pour que les richesses de la terre soient équitablement partagées entre tous les hommes. On ne peut pas fêter NOEL dans l’abondance quand un milliard d’êtres humains ne mangent pas à leur faim ; cela trahirait le message de Jésus et défigurerait l’essence de cette fête qui est celle de la fraternité.

NOEL nous rappelle à notre devoir de tous les jours : celui combattre dur pour humaniser notre monde de plus en plus envahi par le culte des idoles que sont l’argent, les richesses matérielles et les avilissantes jouissances. Que les fruits spirituels de ce jour NOEL grandissent tout au long de la prochaine année.

Chers amis, que ce NOEL 2008 réveille votre cœur et votre âme pour que chacun soit le messager de la Bonne Nouvelle auprès de tous ceux avec qui vous vivez chaque jour.

Père Pedro

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