L'association

Cette association loi 1901 a été créée en septembre 1994 suite à la rencontre d’amis de Père Pedro qui l’ont connu en 1973 lorsqu’il était au séminaire et effectuait sa formation à l’institut catholique de Paris.
Ils se sont retrouvés à la suite de la sortie du premier livre consacré au Père et à son action à Madagascar. C’était « Père Pedro ou les collines du courage » écrit par Denise Gault, paru aux Editions Albin Michel (voir la rubrique «Bibliographie»). En décembre 1994, l’association comptait 44 adhérents. Fin 2014, nous étions 3000 donateurs et /ou adhérents et ce nombre croit d'année en année.

Nos Objectifs :

  • Soutenir financièrement et moralement l’action du Père Pedro à Madagascar.
  • Faire connaître l'action du Père Pedro, non seulement par la parole mais aussi par tous les moyens nécessaires à la diffusion des informations la concernant (tracts, affiches…).
  • Susciter des actions dans les paroisses, les mairies, les écoles, les diverses organisations associatives.
  • Organiser des conférences autour de la présence de Père Pedro.
  • Fidéliser les donateurs et adhérents par la publication d'un bulletin semestriel (consultable sur le site) qui les maintient informés du devenir et du développement d'Akamasoa.
  • Entretenir un lien avec les autres associations et amis agissant pour le Père Pedro.

Tout ceci afin de soutenir financièrement et moralement l’action du Père Pedro à Madagascar.

Nous nous devons de mériter la confiance des donateurs par:

  • La visibilité de l’association et son expérience dans la durée.
  • La transparence avec chaque année, une synthèse du bilan financier.
  • Le versement de la quasi-totalité des dons à l’Association AKAMASOA à Madagascar. Nos frais de fonctionnement sont très réduits (moins de 3%) car tous ceux qui œuvrent pour notre Association sont bénévoles.

HOMMAGE À HONORINE

Disparition
de Mlle Honorine

Message du père Pedro :

Ce dimanche 22 mai, c’est avec une grande tristesse dans le cœur que je dois vous annoncer la mort de Mlle Honorine Rasoamanalna, la vice-présidente d’Akamasoa, mais aussi notre amie, notre sœur.

Elle a été retrouvée morte ce matin, à 6 heures, dans un canal, à quelques mètres de sa maison. Plusieurs blessures à la tête montrent qu’elle a été tuée d’une façon horrible et nous restons consternés devant cet acte horrible et odieux.

Mlle Honorine a travaillé avec nous à Akamasoa pendant 24 ans, manifestant dès le début un grand amour pour l’accueil et le soin des pauvres. Elle était toujours sensible à la douleur des autres.

C’était une personne de grande confiance et avait d’importantes responsabilités au sein de notre équipe. Elle gérait tous les travaux d’Akamasoa dans les régions de province, à la fois les constructions en cours mais aussi le développement des campagnes et le reboisement. Elle s’occupait aussi de la pharmacie à Andralanitra.

Mlle Honorine était une fleur parmi les fleurs, ces fleurs qu’elle aimait tant, qu’elle cueillait souvent et dont elle cherchait les semences pour ensuite les replanter, chez elle, dans sa maison, ou bien dans les villages d’Akamasoa, révélant par là un réel don pour la beauté.

C’était une personne d’un courage exceptionnel, d’une authenticité et d’une limpidité d’âme très grandes. Ce qu’elle croyait, elle le faisait. Elle s’élevait pour défendre sa foi et ses convictions, n’hésitant jamais à dire la vérité, dénonçant tout ce qu’elle voyait autour d’elle d’injuste ou de malhonnête.

Depuis 2 ans elle avait attrapé la fièvre typhoïde, une maladie qui lui a fait beaucoup de mal. Mais avec son courage et sa rage d’aider son peuple, elle a pu vaincre cette maladie. A peine guérie, elle était déjà revenue prendre part à notre travail.

Mlle Honorine était une héroïne de son pays, méconnue des médias et des instances officielles, mais travaillant avec beaucoup d’abnégation et de sacrifice pour son peuple.

Notre peine est grande aujourd’hui, d’autant plus que sa mort est arrivée d’une façon aussi imprévue que brutale.

Elle qui aimait tellement son pays, ses compatriotes, la vérité et la justice, elle est morte à l’image de tous les combattants qui donnent leur vie pour l’amour de leur patrie et de leur peuple. Je n’ai d’ailleurs jamais hésité à dire aux personnes haut placées qu’une personne comme Mlle Honorine aurait pu être ministre pour servir son pays, tellement ses capacités étaient importantes.

Mlle Honorine fut et restera un exemple pour la jeunesse d’Akamasoa. Un exemple dans tous les domaines : sur le plan humain, du don de soi pour le bien commun. Un exemple aussi d’honnêteté et de courage. Un exemple encore d’une personne qui prie et a une confiance totale en Dieu.

L’espérance qui habitait Mlle Honorine nous habite aussi. Elle est vivante et continuera à nous aider pour poursuivre notre combat, depuis le royaume de justice et d’amour auquel elle appartient désormais.

Akamasoa perd avec elle une de ses grandes femmes qui ont fait l’histoire de notre Association, l’histoire du combat contre la pauvreté que nous menons.

Mlle Honorine, au nom de tout le peuple d’Akamasoa, de tous les enfants que tu as aimés, de tous les jeunes que tu as essayé de former et pour lesquels tu étais un exemple vivant, et au nom de tous tes compagnons d’Akamasoa, nous te disons que tu resteras toujours dans notre cœur, notre âme et notre souvenir.

Repose en paix
En union de prières
Père Pedro

Extraits d’un message du Père PEDRO sur la disparition de Mlle Honorine
http://www.perepedro-akamasoa.net/?p=10374

AUGMENTATION DE LA PAUVRETÉ

Comment faire face à
l’augmentation continue
de la pauvreté ?

Bien que l’Association Akamasoa ait déjà construit en 26 ans 3000 belles maisons en dur, pour loger les 23000 personnes qu’elle accueille, l’augmentation continue de la pauvreté et le nombre sans cesse croissant de familles vivant dans la rue et qui viennent frapper à sa porte, l’obligent, par mesure d’extrême urgence, à reconstruire des maisons en bois.

Pour ces familles démunies de tout et souvent désespérées après des années d’errance et de dénuement, avoir un toit, même inconfortable, est déjà le début d’une nouvelle vie qu’elles sont prêtes à reconstruire avec Akamasoa.

Père Pedro : « Nous pensions que le temps d’habiter dans les maisons en bois de 3m sur 3 était un temps révolu à Akamasoa. Aujourd’hui, à cause de l’augmentation de la pauvreté et du nombre de toutes les familles en provenance de la rue qui frappent à notre porte, nous avons dû, contre notre volonté, recommencer à faire des maisons en bois.

Ainsi nous avons recommencé à faire ces maisons en bois qui servent de première urgence et où les familles commencent l’apprentissage du vivre ensemble, entre elles et aussi avec leurs voisins. Elles y vivent à 5, 6 ou même 7 personnes ; dans 9m2, c’est exigu ! Mais c’est déjà mieux que de vivre sur les trottoirs ou les marchés de la ville.

Autrefois, des milliers de personnes vivaient dans les maisons en bois que nous avions construites sur la colline, à Mangarivotra. Et nous avions remarqué une chose, c’est que malgré leurs habitations de fortune, une grande solidarité régnait entre les familles, une solidarité profonde et authentique.

Ces familles étaient toutes des survivantes de l’enfer, celui des rues, ou de la décharge. Et c’est dans cette extrême pauvreté, dans leur lutte commune pour s’en sortir, qu’elles se sont rendu compte que ce n’est qu’avec les autres frères et sœurs, en se donnant la main, en faisant un corps compact, qu’elles allaient pouvoir faire reculer la pauvreté.

Cela reste une expérience inoubliable pour tous les habitants d’Akamasoa, et fait partie de l’histoire indélébile de notre action.

Aujourd’hui, les nouvelles constructions font 3m sur 3. Tout est en bois, sauf le toit, qui est en tôle ; le dallage lui est en ciment. Matériel et main d’œuvre compris, une maison de ce genre nous revient à 250€.

Autrement dit, dès le premier accueil d’une famille de la rue nous devons prévoir cette dépense, ce que souvent les autorités municipales ne se rendent pas compte lorsqu’elles nous envoient des personnes ; c’est une charge en moins pour elle, mais c’est à nous d’assurer le relogement de ces personnes.

Pour nous, c’est toute une chaîne de problèmes qui commence : il faut d’abord créer une petite maison de premier secours, avec quelques meubles, puis donner un emploi aux parents, avec des outils si nécessaires, et enfin organiser la scolarisation des enfants.

Nous sommes les premiers surpris d’avoir recommencé à devoir construire des maisons en bois. C’est le drame et la pauvreté actuels qui nous obligent à le faire. Nous espérons que ces logements d’urgence pourront servir comme point de départ d’une vie nouvelle à toutes ces familles et ces enfants que nous accueillons tous les jours à Akamasoa».

Extraits d’un article de Père PEDRO : « Les Maisons en Bois »
http://www.perepedro-akamasoa.net/?p=9438/

ATTENTATS À NICE

Chers Amis
de France

Abasourdi et sans parole devant ce nouvel acte terroriste sur des innocents à Nice, nous vous exprimons toute notre solidarité et notre profonde peine devant ce crime odieux perpétré sur des frères et sœurs à Nice qui voulaient simplement se réjouir le jour de leur Fête Nationale, en famille, regardant le feu d’artifice !

Le mal, le fanatisme et la haine qui existent dans l’être humain endoctriné et fanatisé ne gagneront jamais sur la vérité et les personnes qui aiment la liberté, qui veulent vivre libres et être elles-mêmes sans aucune domination, d’où qu’elles viennent.

La liberté est la valeur la plus importante que nous a donnée notre Créateur. Aucune religion, aucune idéologie, aucun régime, aucune institution ne nous empêchera de vivre cette liberté, qui est la valeur et le caractère essentiel de notre existence humaine.

Frères et sœurs de France, toutes les personnes de bonne volonté du monde entier sont avec vous dans ce moment difficile d’épreuve et de deuil.

Dans notre Communauté Akamasoa nous prions pour tous les morts, les blessés et leurs familles!

Nous condamnons de toute notre force cet attentat meurtrier et nous savons que votre courage légendaire vous aidera à vaincre cet effroyable drame.

Dimanche 17 juillet avec tout le Peuple d’Akamasoa nous prierons pour toutes les victimes !

Père Pedro